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De Saint-Rémy-de-Provence à Arles, des Alpilles à la Camargue…

De Nostradamus à Vincent Van Gogh et Frédéric Mistral… Épisode 1 – Saint-Rémy


« Il est vain de vouloir réunir… »

« Il est vain de vouloir réunir ce que Dieu a désuni. Il y a deux Provences très différentes l’une de l’autre. La Basse-Provence circule à plat sur la rive gauche du Rhône. (…) La Haute-Provence déroule ses bastions de collines (…) C’est le pays sur lequel se sont éboulées les Alpes. Les collines d’altitude moyenne qui en recouvrent les trois quarts gardent encore les traces d’un bouleversement géologique alpin. » 
Jean Giono – Provence

Parlons de cette « autre Provence », celle du Félibrige, plus brillante et plus touristique , plus folklorique aussi que celle de Jean Giono. C’est vrai que l’auteur en parle peu mais j’ai pu trouver dans ses écrits des références souvent quelque peu « ironiques. »

« On entre dans les Champs Élysées… »

Saint Rémy-de-Provence

Saint-Rémy c’est Nostradamus…

Saint-Rémy, c’est la patrie de Nostradamus, il y est né le 14 décembre 1503 et est décédé le 2 juillet 1566 à Salon-de-Provence.
Nostradamus, prophète, poète, médecin, astrologue ? Qui est-il vraiment ? Il est surtout connu pour ses prédictions et ses prophéties sur la marche du monde.

Voici ce qu’en disait Jean Giono qui ne possédait pas moins de sept éditions de Nostradamus dans sa riche bibliothèque :

Saint-Rémy c’est un grand site gallo-romain…

C’est un site archéologique important qui fait face au merveilleux paysage des Alpilles, il y a les Antiques avec l’arc de triomphe, le mausolée des Jules et Glanum. Ce plateau des Antiques se situe sur la route des Baux à la sortie de Saint-Rémy.

Saint-Rémy c’est un « petit » morceau de vie de Vincent Van Gogh

Le peintre séjourna  un an au monastère Saint-Paul de Mausole, (juste avant les Antiques à la sortie de Saint-Rémy en grimpant vers les Baux) exactement du 3 mai 1889 jusqu’au 16 mai 1890 peu avant sa mort.
Il y peignit environ cent cinquante toiles toutes plus belles les unes que les autres. 
Le monastère abrite un asile qu’on appelle aujourd’hui « maison de santé Saint-Paul ».

La maison de santé Saint-Paul
Un champ de blé de Vincent (collection carte postale personnelle)

Et Saint-Rémy c’est aussi …

… La douceur provençale, un gros bourg ancré dans ses traditions et bercé par le chant des cigales, des ruelles animées, des placettes ombragées. « Ici le soleil pense tout haut, c’est une grande lumière qui se mêle à la conversation. » (Jules Supervielle –Embarcadère – 1922)
Ce sont de beaux commerces, un gros marché provençal  qui envahit tous les mercredis les rues de la cité, des fêtes provençales hautes en couleurs et marquées par le territoire et la proximité de la Camargue ; un boulevard circulaire à l’ombre des platanes et qui sent bon le Sud, une multitude de terrasses de café colorées et bruyantes, des restaurants, des arènes pour frémir un peu et applaudir le folklore des courses camarguaises.
Et si vous cherchez un peu de fraîcheur, allez vous promener le long du chemin de halage qui borde le canal des Alpines ou poussez jusqu’aux berges du lac de Peiroou, c’est le calme assuré…

A l’ombre de sa pinède, un havre de paix, le lac de Peiroou :

Le canal des Alpines et la fraîcheur de ses berges…

Saint-Rémy dispose de tout un réseau de petits canaux et du canal principal des Alpines. Ce sont des canaux d’irrigation.

Et pour finir, les courses camarguaises, alors direction les arènes !

Impossible de quitter Saint-Rémy sans au moins s’attabler quelque peu à l’envi…
Le mieux c’est de s’établir quelques jours en ville et prendre le temps de découvrir tranquillement cette cité au caractère provençal bien trempé, son folklore et ses fêtes tout au long de l’année.

Deux bonnes adresses :

  • Restaurant chez Xa : 24 boulevard Mirabeau (boulevard circulaire)
  • Restaurant Da Peppe : 2 Avenue Fauconnet (face à la place de la République)

Rdv au prochain article pour la suite de cette escapade au « bonheur des Alpilles »…

Michèle Reymes